Ce que vous devez retenir

  • La modélisation de dispersion atmosphérique simule la propagation de vos émissions odorantes dans l’environnement avant qu’un problème ne survienne.
  • Elle est indispensable pour tout nouveau projet ICPE, extension de site ou modification de process.
  • Elle produit des cartographies d’impact, des scénarios d’exploitation et des arguments solides pour vos dossiers d’autorisation.
  • Olentica vous accompagne de la caractérisation des sources jusqu’à l’aide à la décision.

Pourquoi anticiper l’impact environnemental ?

Construire, étendre ou modifier une installation industrielle sans évaluer son impact olfactif en amont, c’est s’exposer à des surprises coûteuses : refus d’autorisation, recours de riverains, mise en demeure préfectorale, arrêt de chantier.

Les situations qui imposent une étude d’impact odeurs :

  • Nouveau projet ICPE : l’étude d’impact est une pièce obligatoire du dossier de demande d’autorisation environnementale.
  • Extension de capacité ou de surface : toute modification substantielle déclenche une réévaluation de l’impact.
  • Changement de process : nouvelles matières premières, nouvelles températures, nouvelles sources d’émission.
  • Conflits riverains existants : objectiver l’impact réel pour répondre aux plaintes avec des données factuelles.
  • Anticipation réglementaire : certains arrêtés sectoriels (méthanisation, compostage, équarrissage…) imposent une étude d’impact olfactif avant mise en service.

La loi sur la qualité de l’air du 30 décembre 1996 stipule qu’une installation ne doit pas « générer de nuisances olfactives excessives ». Les ICPE soumises à autorisation doivent intégrer cette dimension dans leur étude d’impact, conformément au Code de l’environnement.Anticiper, c’est aussi optimiser vos investissements : savoir où se situent les zones d’impact vous permet de dimensionner les équipements de traitement au juste nécessaire, ni plus ni moins.

Comment fonctionne la modélisation de dispersion atmosphérique ?

La modélisation de dispersion atmosphérique est une simulation numérique qui prédit comment vos émissions odorantes se propagent dans l’air en fonction de nombreux paramètres. Elle s’appuie sur les principes de la mécanique des fluides et intègre les données météorologiques, topographiques et les caractéristiques de chaque source d’émission.

Le processus en 4 étapes clés

Les paramètres clés intégrés dans le modèle :

  • Direction et vitesse du vent (données sur 1 an minimum)
  • Stabilité atmosphérique et turbulence
  • Topographie locale (relief, bâtiments)
  • Nature et géométrie des sources (ponctuelles, surfaciques, linéaires)
  • Débit d’odeur de chaque source en UO/h (unités d’odeur par heure)

Les concentrations d’odeurs sont calculées au centile 98, c’est-à-dire la valeur dépassée seulement 2 % du temps sur une année d’exploitation normale. C’est l’indicateur de référence pour évaluer la nuisance chronique sur les riverains.

Nos 4 services de modélisation

1. Modélisation de dispersion atmosphérique

Simulation complète de la propagation de vos émissions odorantes à partir de la caractérisation de toutes vos sources. Nous utilisons des modèles reconnus par les autorités (type gaussien ou lagrangien selon la complexité du site) pour calculer l’impact sur votre environnement proche.

Pour qui : bureaux d’études, directeurs de projet, responsables HSE.

2. Scénarios d’exploitation

Vous envisagez plusieurs configurations de fonctionnement ? Nous modélisons chaque scénario (horaires d’exploitation, volumes traités, sources actives ou inactives) pour comparer leur impact et choisir la configuration la moins impactante.

Pour qui : direction générale, direction de production.

3. Études d’impact et simulations prospectives

Études complètes intégrant l’état initial, la modélisation de l’impact futur et des simulations « et si ? » : que se passe-t-il si la capacité augmente de 30 % ? Si une nouvelle source est ajoutée ? Si le traitement d’air est optimisé ?

Pour qui : dossiers ICPE, études d’impact réglementaires, projets d’extension.

4. Aide à la décision

Synthèse opérationnelle des résultats de modélisation : zones à risque, distances d’impact, recommandations de mesures correctives, priorisation des investissements. Nous traduisons les résultats techniques en éléments de décision compréhensibles par la direction générale.

Pour qui : comités de direction, relations avec les autorités et les riverains.

Ce que produit une étude de modélisation

Une étude de modélisation Olentica vous remet un ensemble de livrables directement exploitables :

Cartographies d’impact olfactif

  • Cartes d’isoconcentration (zones exposées à > 1 UO/m³ et > 5 UO/m³)
  • Représentation des panaches dominants selon les vents
  • Identification des zones habitées exposées

Rapport technique complet

  • Inventaire quantifié des sources d’émission
  • Données météorologiques utilisées et justification
  • Paramètres du modèle et hypothèses retenues
  • Résultats par source et par scénario

Scénarios comparatifs

  • Impact en configuration actuelle vs. configuration projetée
  • Simulation de l’effet des mesures correctives envisagées
  • Sensibilité aux variations de process

Synthèse décisionnelle

  • Comparaison aux seuils réglementaires et aux valeurs guides
  • Recommandations hiérarchisées
  • Éléments pour la rédaction du volet odeurs de l’étude d’impact ICPE

Nos solutions adaptées à votre secteur

Chaque secteur industriel présente des sources d’odeurs spécifiques. Nos diagnostics sont calibrés selon les procédés, les composés odorants dominants et les contraintes réglementaires propres à chaque filière.

Agroalimentaire

Equarrissage

Dechets organiques

Traitement des eaux

Revêtements polymères

Chimie et pétrochimie

Matériaux routiers-bitumineux

Autres industries

Comment nous travaillons : 5 étapes

Étape 1 – Caractérisation des sources d’émission

Mesures olfactométriques sur site selon la norme NF EN 13725 : débit d’air de chaque source, concentration d’odeur en UO/m³, calcul du débit d’odeur en UO/h. Toutes les sources sont inventoriées : émissions canalisées (cheminées, extracteurs) et diffuses (surfaces ouvertes, bâtiments perméables).

Étape 2 – Collecte et analyse des données météorologiques

Sélection de la station météorologique la plus représentative du site. Traitement d’une série de données sur au moins un an : rose des vents, fréquences de stabilité atmosphérique, profils de température. La qualité des données météo conditionne directement la fiabilité du modèle.

Étape 3 – Modélisation numérique

Intégration de l’ensemble des paramètres dans le modèle de dispersion. Calcul des concentrations d’odeurs au sol pour chaque heure de l’année de référence. Vérification de la cohérence des résultats et ajustement des hypothèses si nécessaire.

Étape 4 – Production des cartographies

Génération des cartes d’isoconcentration au centile 98 sur une zone couvrant jusqu’à plusieurs kilomètres autour du site. Superposition avec les zones habitées, les établissements sensibles et les limites de propriété.

Étape 5 – Aide à la décision et restitution

Analyse des résultats, comparaison aux valeurs de référence (1 UO/m³ : seuil de détection ; 5 UO/m³ : valeur seuil de nuisance), formulation de recommandations opérationnelles. Présentation des résultats aux équipes techniques et à la direction.

Besoin d’un outil de surveillance continu en complément ? Découvrez Scentinel, notre solution de monitoring olfactif en temps réel, qui permet de corréler les mesures terrain avec vos modèles de dispersion.

Scentinel by Olentica

Le dispositif d’évaluation et de suivi de l’impact des odeurs conçu par Olentica
pour les riverains, au service des industriels.

Le dispositif Scentinel, nous permet d’évaluer l’impact des  odeurs émises par les sites industriels sur leur environnement, proche ou plus lointain.
Pour cela, nous mettons en place des Observatoires des Odeurs constitués de riverains volontaires qui nous renseignent  sur les odeurs qu’ils sentent dans et autour de leurs zones d’habitation.

Ils nous font confiance

Cas 1 – (exemple) Plateforme de compostage, région Auvergne-Rhône-Alpes

Un exploitant de plateforme de compostage recevait des plaintes riveraines récurrentes malgré un biofiltre en place. Notre diagnostic a révélé que le biofiltre était en dérive thermique (température > 45°C) et que la source dominante était en réalité un hall de réception non confiné.

Résultat : réorientation du budget de maintenance vers le confinement du hall. Réduction des plaintes de plus de 70 % en 6 mois.

FAQ

La modélisation de dispersion atmosphérique est-elle obligatoire pour une ICPE ?

Elle n’est pas systématiquement obligatoire pour toutes les ICPE, mais elle est requise ou fortement recommandée dans plusieurs cas : dossier de demande d’autorisation environnementale (DAE) pour les installations soumises à autorisation, arrêtés sectoriels spécifiques (méthanisation, compostage, équarrissage…), et en cas de plaintes pour nuisances olfactives. Elle constitue également la méthode de référence pour démontrer la conformité aux prescriptions de l’arrêté préfectoral.

Quelle est la précision d’un modèle de dispersion atmosphérique pour les odeurs ?

La modélisation est un outil d’estimation, pas de prédiction exacte. Sa précision dépend de la qualité des données d’entrée (mesures de débit d’odeur, données météo) et de la complexité du site (relief, bâtiments). Les modèles gaussiens, largement acceptés pour les évaluations réglementaires, donnent des résultats représentatifs des conditions chroniques d’exposition. Ils sont utilisés pour comparer des scénarios et identifier les zones à risque, non pour prédire une concentration à un instant précis.

Quels sont les délais pour réaliser une étude de modélisation ?

Une étude complète (caractérisation des sources + modélisation + rapport) demande généralement 6 à 12 semaines selon la complexité du site, le nombre de sources à caractériser et la disponibilité des données météorologiques. Les études de scénarios sur la base de données existantes peuvent être réalisées plus rapidement.

Quels modèles de dispersion utilisez-vous ?

Nous utilisons des modèles reconnus par les autorités françaises et européennes, adaptés à la problématique odeurs : modèles gaussiens (type AERMOD) pour les sources ponctuelles et les configurations simples, modèles lagrangiens pour les sites complexes avec topographie marquée ou sources multiples. Le choix du modèle est justifié dans le rapport et adapté aux exigences de l’instruction réglementaire.

Une étude de modélisation peut-elle être utilisée pour répondre à des plaintes de riverains ?

Oui. La modélisation permet d’objectiver l’impact réel du site, d’identifier les sources responsables et de démontrer le respect (ou non) des valeurs de référence. Elle constitue un argument technique solide dans le cadre d’un dialogue avec les riverains, une association ou une autorité administrative. Elle peut également servir de base pour dimensionner des mesures correctives ciblées.

Faut-il refaire une modélisation à chaque modification de process ?

Toute modification substantielle affectant les émissions odorantes (nouvelles sources, augmentation de capacité, changement de matières premières, modification du traitement d’air) justifie une mise à jour de l’étude de modélisation. Une modification mineure peut être traitée par une analyse de sensibilité sur le modèle existant, sans nécessiter une nouvelle campagne de mesures complète.